24.04.2009
Aller, viens, je t'emmène...
Erasme. Lui, on ne lui a pas demandé son avis pour nommer le programme d’échange européen. S’il savait à quoi on pense lorsque « Erasmus » est prononcé, il s’étoufferait avec ses théories humanistes.
Le sexe, l’alcool, la fête,… voilà, de façon caricaturale, à quoi se résume pour beaucoup cette belle année. Evidemment, ça peut dépendre de la destination. En l’occurrence, Dublin n’est pas la ville contre-exemple. L’alcool bien sur, la rigueur des températures qui crée des rapprochements, seule la fête est légèrement réduite puisque les pubs ferment à 2h. Nenni ! Les appartements sont là pour commencer, finir ou carrément tenir lieu de « débauche. »
A la fac, on nous vend du rêve. Erasmus, un moyen de découvrir un pays, une langue, des mœurs. Pour les étudiants, c’est l’occasion surtout de faire une pause dans un cursus universitaire pesant et en manque d’intérêts. Pour une majorité, c’est aussi un moyen détourné de s’amuser.
Dublin est une fille cosmopolite pleine de ressources nationales hétérogènes. Les Irlandaises, loin d’être frileuses, offrent des vues choquantes pour certains, traumatisantes pour d’autres, et parfois attirantes pour les plus gourmands. Les espagnoles brunes fatales bavardes. Les américaines pas timides. Les françaises restent aussi tout de même un bon cru. On admet que certaines coalitions se forment entre les nationalités. Inconsciemment, on se rapproche des gens qui parlent la même langue que nous et là, le programme d’échange prend toute sa dimension.
Les potins vont bon train, on raconte que Machin a été vu avec Truc. Que Miss Untel serait frigide. Les paris sont lancés, des coups à boire sont évidemment en jeu. On dit aussi que Bidule n’est un bon coup mais que Chose est beaucoup plus endurant.
En haut de l’échelle du top 10 des excuses bidons, en erasmus, vient la « écoute, je suis là pour quelques mois, je n’ai pas envie de m’engager. » Ca convient à beaucoup, parfois moins à d’autres. Le coup de foudre peut parfois arriver et tout se complique. Bah, on essaie de ne pas penser au futur et de vivre à fond ces derniers instants de plaisir.
Quand on fait le compte, on déchante un peu. Le petit frenchie qui ne paye pas de mine a tout de même escorté une dizaine de filles. Par contre, la belle gosse est restée fidèle à son amoureux seul et abandonné en France. Et la « chaudière » en titre s’avère en fait être vierge. Croustillant…
Alors ? On gardera contact à notre retour en France, hein ?? On sent que beaucoup acquiescent mais manquent naturellement de crédibilité. Certaines choses doivent rester là où elles ont eu lieu. Surtout quand l’ébriété a débridé des relations involontaires et regrettables. Aller, promis, dans un mois on en parlera plus.
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20.03.2009
"Kiss me I'm Irish"
Tout le monde connaît la St Patrick, surtout depuis quelques années puisque cette nouvelle raison de faire la fête s’est très bien exportée. Par contre, je doute que nombreux soit ceux qui sachent qui est véritablement ce Saint. Je vais donc me charger de résumer.
Voilà, Maewin Succat, de son vrai nom, est né en l’an 389 dans le Pays de Galles ou en Ecosse. A 16 ans, il fut kidnappé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Pendant 6 années, il vécu dans des conditions misérables, inculte, et païen. C’est durant cette période qu’il commença à recevoir des messages de Dieu dans ses rêves. En 411, il réussit à s’enfuir et débarqua en France pour une certaine durée au cours de laquelle il se consacra à la religion chrétienne et finit par devenir évêque. Le pape Célestin qui l’avait ordonné, le renvoya en Irlande pour porter la bonne parole et évangéliser cette terre païenne. Il parcouru tout le pays, formant des apôtres, faisant construire des églises et des monastères. Il parvint ainsi à convertir le peuple et ses dirigeants. La légende raconte qu’un jour il brandit le trèfle comme symbole de la trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit réunis en une seule forme. Il mourut en 461, à 72 ans et fut enterré en Irlande du Nord.
L’emblème Irlandais est aujourd’hui mondialement connu et le vert est une couleur symbolique. Merci Patrick.
Ce 17 mars je pensais pouvoir vivre une espèce de 14 juillet à l’Irlandaise. Bien sûr, la parade était gigantesque et magnifique. La foule avait envahi les rues. Tout le centre-ville était fermé à la circulation. Beaucoup de touristes mais aussi beaucoup d’Irlandais. La journée a été un festival de déguisements, des lunettes ridicules en forme de trèfles aux serre-têtes lumineux, avec pour point essentiel la couleur verte. La tradition veut que chacun porte au moins un vêtement de cette teinte et, pour les pratiquants, qu’ils rompent le Carême ce jour-là.
Le soir, la ville ne s’est pas transformée en énorme alcoolodrome. Un jour comme un autre. Peut-être un peu plus de monde mais pas de débordements. En définitive, la St Patrick vaut le coup pour sa parade mais ce 17 mars n’est en rien comparable à notre fête nationale. Même pas de feu d’artifice, de bals populaires, ou de buvettes dans les rues. Juste un jour férié et une occasion naturelle de boire un coup. Bonne fête Patrick.
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11.03.2009
publicité Guinness, Mustang, 2004
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